Dernière mise à jour le 25 juillet 2026
Qu’est-ce que le VISA E2 ?
Le visa E2 (Visa Investisseur) est un type de visa non immigrant qui permet de vivre aux États-Unis avec son conjoint et ses enfants de moins de 21 ans. Il s’adresse aux étrangers :
- Dont le pays d’origine a un traité spécifique E2 avec les États-Unis,
- Qui y vont créer ou racheter une entreprise et créer des emplois,
- Qui dirigeront effectivement cette entreprise.
Généralement, ce visa E2 est accordé pour une période allant jusqu’à 60 mois selon le pays (48 mois pour les Français depuis le 16 novembre 2023, contre 25 mois seulement auparavant, voir plus bas), il permet au conjoint et aux enfants de moins de 21 ans de vivre aux États-Unis aussi. Le visa E2 est octroyé à l’ambassade des États-Unis de votre pays (si un traité existe avec celui-ci) après étude d’un dossier complet sur votre projet préparé par un avocat en immigration et comprenant un business plan spécialement réalisé pour une demande de visa E2.
Tout savoir sur le visa E2 · Sommaire
- Qu’est-ce que le VISA E2 ?
- Comment obtenir un visa E2 ?
- La durée du visa E2
- Quelques chiffres sur le visa investisseur
- Les avantages du visa E2
- Les inconvénients du visa E2
- La demande de visa E2
- Visa E2 ou Statut E2 : quelle différence ?
- Visa E2 employé essentiel
- Le renouvellement du visa investisseur
- Ma vue personnelle du visa E2
- Le visa E2 dans la politique d’immigration
- Notre livre sur le visa E2
- Notre vidéo
Comment obtenir un visa E2 ?
Pour obtenir un visa E2, le demandeur doit :
- Être citoyen d’un pays qui a signé un traité le permettant, la France en faisant partie (liste des pays),
- Avoir investi (ou être dans la phase active d’investissement) un montant substantiel dans une entreprise réelle (bona fide) aux États-Unis,
- Avoir l’intention de venir aux USA dans le but unique de développer et diriger cette entreprise. Il faut que le demandeur ait au moins 50% des parts ou actions de l’entreprise et opère une fonction de direction dans l’entreprise,
- Que cette entreprise ne soit pas marginale (voir plus bas).
- Faire la demande de visa E2 auprès d’une ambassade des États-Unis, idéalement accompagné par un avocat en immigration.
Les fonds que le demandeur investit dans son affaire doivent être « risqués », c’est-à-dire que le but est de faire des profits, mais qu’en cas de mauvaises affaires, les fonds sont perdus. Le demandeur doit aussi prouver que les fonds ont été obtenus de façon licite. Précision : fonds « investis » signifie fonds « dépensés » et pas seulement déposés sur un compte américain.
Un montant substantiel de capital signifie :
- substantiel par rapport au cout total de l’opération, que ce soit une création ou un rachat d’entreprise,
- suffisante pour confirmer que le demandeur mette tout en oeuvre pour faire prospérer son entreprise,
- un montant suffisant pour assurer à l’entreprise une chance de réussite selon son domaine d’activité (toutes les activités ne demandent pas le même investissement de départ).
Une entreprise « bona fide » signifie une entreprise réelle, ayant une activité régulière qui produit des services ou des biens dans le but de faire un profit. Une « coquille vide » ne suffira pas. Cette activité se doit d’être légale et l’entreprise doit détenir les licences ou autorisations nécessaires sur son marché (vérifier attentivement les licences requises par activité dans l’État où vous envisagez de vous installer).
De plus, l’entreprise ne doit pas être marginale. La définition littérale de cette notion par l’USCIS est celle-ci : « Une entreprise marginale est une entreprise qui n’a pas, ou n’aura pas dans le futur, la capacité à générer plus de revenus que le niveau de vie minimum pour le demandeur et sa famille ». Dans le cadre d’une création, il se peut que les premières années soient difficiles, mais ce niveau devra être atteint au plus tard en année 5 à partir de l’obtention du visa. Cette notion semble aussi de plus en plus dépendre du nombre d’employés de l’affaire. En effet, pour une affaire qui existe depuis longtemps et qui n’a jamais eu d’employé, il sera difficile de montrer que vous embaucherez du personnel dans les 48 mois.
Enfin, le demandeur de visa E2 devra avoir un rôle réel dans l’entreprise, il doit la diriger et s’assurer de son développement. Cela ne signifie pas forcément être sur le terrain 100% du temps, mais prouver que c’est bien vous qui prenez les décisions importantes, stratégiques et opérationnelles.
Une évolution en 2018 : La question précise relative au point ci-dessus est « l’appliquant sera-t-il en position de développer et diriger l’entreprise ? » Or, à cette question, à partir de 2018, il y a eu des réponses négatives entrainant des refus de visa E2 liés au niveau d’anglais du candidat. En effet, l’officier a estimé dans plusieurs cas dont nous avons eu connaissance que le niveau d’anglais de la personne interviewé ne lui permettrait pas de diriger efficacement une entreprise aux USA. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet, mais la finalité reste que l’ambassade est souveraine dans sa décision. Les conditions d’obtention du visa E2 n’ont pas été revues, mais l’officier a toute latitude sur la façon dont il les interprète.
La durée du visa E2
La durée du visa E2 dépend de la nationalité du demandeur. En effet, un citoyen suisse obtiendra une durée maximum de 4 ans, un Belge 5 ans, un Canadien 5 ans et un Français… 48 mois, depuis le 16 novembre 2023. Cette durée a beaucoup varié pour les Français depuis 2019 : ramenée à 15 mois en août 2019, puis à 25 mois trois mois plus tard, elle est restée à ce niveau pendant quatre ans avant de remonter à 48 mois le 16 novembre 2023, au terme de plusieurs années de négociations franco-américaines. Cette réduction a été causée par une accusation par les USA envers les Français de ne pas respecter un accord de réciprocité dans la Convention d’établissement franco-américaine, signée le 25 novembre 1959 et entrée en vigueur le 21 décembre 1960. À noter que quelqu’un qui aurait plusieurs nationalités a intérêt à demander le visa vis-à-vis de la nationalité qui donne la plus longue durée ! La liste des durées par pays est disponible ici : Réciprocité Visa E2
Quelques chiffres sur le visa investisseur
Les USA ont délivré environ 51 000 visas E2 en 2025 contre 36 000 en 2010. Les Français en ont obtenu 3 500 en 2025 contre 1600 en 2010.
Source des chiffres 2025 : Department of State, Report of the Visa Office, table XVI — visas non-immigrants délivrés par catégorie, exercice fiscal 2025 (octobre 2024 à septembre 2025) : 51 047 visas E-2.
Des statistiques plus détaillées dans cet article : Visa E2, les vrais chiffres.
Les avantages du visa E2
- Tout d’abord, le visa E2 a le mérite d’exister et de permettre aux ressortissants de 80 pays de venir s’établir aux USA,
- Il n’y a pas réellement d’investissement minimum inscrit dans les textes. Dans les faits, les dossiers de moins de $80,000.00 (quatre vingt mille dollars) voient leurs chances d’aboutir assez faibles et le montant de $150,000.00 (cent cinquante mille dollars) est à préférer pour s’assurer d’une meilleure chance d’octroi,
- Le conjoint du titulaire du visa E2 se verra attribuer un visa « E2 dependent » qui lui donnera une autorisation de travail automatique aux USA (E2 S),
- Les enfants du titulaire de visa E2 obtiendront aussi un visa « E2 dependent » et auront le droit d’aller à l’école jusqu’à 21 ans. Dans certains états, à l’université, il aura le tarif « In state » plus favorable que le tarif étranger,
- Le titulaire de visa E2 peut voyager autant qu’il veut et rentrer sur le territoire tant que le visa est valide (attention, il faut sortir du pays avant 2 ans pour renouveler le I94, l’autorisation de rester sur le territoire).
- Le visa E2 donne accès à l’assurance santé dans le cadre d’Obamacare mais plus au tax credit qui permettait de rendre cette assurance abordable (voir notre article Obamacare et visa E2)
Les inconvénients du visa E2
- Si l’entreprise qui a justifié le visa E2 se porte mal, la chance de renouvellement au bout de 48 mois est faible (cf. plus bas, renouvellement)
- Le porteur du visa ne peut travailler qu’au sein de l’entreprise qui a généré celui-ci,
- Si l’entreprise disparait ou change de mains (dépôt de bilan, revente), le porteur de visa E2 doit quitter le territoire (il peut toutefois demander une extension de statut E2 à l’USCIS en cas de rachat d’une autre affaire),
- Les enfants du demandeur, quand ils atteignent 21 ans, doivent obtenir un visa pour eux-mêmes ou quitter le territoire et n’auront pas le droit de travailler aux USA tant qu’ils seront sur le visa E2 de leurs parents. C’est le plus gros défaut du visa E2 selon moi,
- Le visa E2 ne débouche pas sur la carte verte, si l’on veut obtenir la résidence permanente, il faut trouver une solution alternative (procédure EB1, EB5, loterie, mariage…).
- L’investissement doit être fait intégralement en cash. Le recours à un crédit bancaire partiel est théoriquement possible, toutefois, avec toute mon expérience, je n’ai jamais vu une banque américaine octroyer un crédit professionnel à un demandeur de visa (c’est un peu comme l’Arlésienne en fait, on m’a affirmé que certains y étaient arrivés sans jamais me donner un exemple concret…).
La demande de visa E2
Elle doit être faite dans l’ambassade des États-Unis de votre pays.
La demande de visa E2 se fait par écrit sur la base d’un dossier complet qui comprend tous les justificatifs de l’investissement, une lettre récapitulative, un business plan. Elle peut être faite par le demandeur ou un avocat. Nous conseillons fortement le recours à un avocat (cf. notre article ici « Visa E2 : Avocat ou pas d’avocat ? »). Certaines personnes se présentent aujourd’hui comme « consultants en immigration ». Selon la loi, cette activité est censée se résumer à aider un demandeur à remplir les formulaires (les traduire par exemple) pour un tarif modeste. Or, dans les faits, ils font beaucoup plus… pour beaucoup plus cher. Mais, en aucun cas, ces personnes ne sont censées donner des conseils juridiques, car ils ne sont pas avocats justement. Objectif USA refuse de travailler avec des consultants en immigration.
Après le dépôt de la demande à l’ambassade (sous forme électronique PDF), un délai de 2 à 10 semaines est nécessaire à l’ambassade pour traiter le dossier et vous convoquer à l’entretien.
Cet entretien dure de 10 à 30 minutes et n’est généralement qu’une simple formalité si votre dossier a été correctement préparé préalablement. L’officier de l’immigration vous posera des questions sur le projet, des questions personnelles pour voir le projet correspond bien à une réalité et satisfait bien aux conditions d’obtention. À l’issue de l’entretien, CHAMPAGNE, vous avez votre visa E2 et l’aventure peut commencer.
Attention, le visa E2 n’est que le sésame, il ne garantit en rien que votre projet sera « successful ». Votre préparation, votre dynamisme, votre adaptation au marché, votre mental, votre résistance au stress, votre capacité à tout remettre en question sont autant d’atouts à mobiliser pour le succès de votre projet.
Visa E2 ou Statut E2 : quelle différence ?
Plutôt que de demander un visa E2 dans une ambassade, certaines personnes qui sont déjà sur sol américain avec un autre statut (un visa B1/B2 par exemple, ou un visa étudiant) demandent un changement de statut directement auprès de l’U.S. Citizenship and Immigration Services (USCIS). Ce changement est octroyé pour deux ans maximum. Il présente un inconvénient majeur à notre avis, il ne permet pas de passer de frontière (ce n’est pas un visa), vous êtes donc bloqués sur le territoire américain. On parle dans ce cas de « statut E2 » et non de « visa E2 ». Voire notre article complet sur le sujet ici : Article sur le statut E2
Visa E2 employé essentiel : Faites venir du personnel.
Dans certains cas, il est aussi possible de demander un visa pour des employés. Il y a deux cas reconnus :
- que cet employé soit appelé à être un cadre de votre entreprise, qu’il manage effectivement une équipe de personnes. La notion ici est « executive or supervisory character »
- ou qu’il ait des qualifications spécifiques, dures à trouver aux USA (voire introuvables), ce qui le rend indispensable. On parle dans ce cas de « Special qualifications » ou « essential skills »
Ce visa E2 « employé » est délivré pour la même durée que le visa E2 investisseur donc 48 mois actuellement.
Dans les faits, je l’ai vu dans la restauration, la boulangerie, la coiffure pour les « essential skills » et dans l’informatique pour les « executive characters ».
Concernant les essential skills, comme pour les visas investisseurs, j’ai constaté un durcissement. Il faut vraiment démontrer ce que vous avez de spécial, en quoi vous surpassez le personnel disponible aux USA, la notion d’employé essentiel ne doit pas être prise à la légère. Il semble aussi que le niveau de diplôme soit important, ce qui risque de poser un problème pour les gens avec un CAP par exemple alors que c’est un diplôme professionnel par excellence.
Pour les gens appelés à manager, des diplômes plus élevés (Bachelor, Master…) et de l’expérience me semble indispensable.
L’un des intérêts pour l’entreprise (et un inconvénient clair pour l’employé) est que le titulaire du visa E2 employé essentiel est lié à l’entreprise qui a le visa E2 investisseur… Il ne peut pas aller travailler à la concurrence. Qu’on soit bien d’accord, je ne conseille pas d’en abuser, mais ça reste un avantage pour l’employeur dans un contexte ou les employés bougent beaucoup.
Le renouvellement du visa investisseur
Le renouvellement du visa E2 est demandé à l’issue de la durée initiale d’obtention. Pour être accordé, il faut que l’entreprise satisfasse aux conditions d’obtention initiales :
- Procurer plus que le minimum pour vivre au titulaire et à sa famille (exemple sur ce site de living income par taille de famille et état). Précision par rapport à cela : pour une meilleure compréhension par l’officier, j’aurais tendance à vous conseiller de vous payer au maximum en salaires et non en dividendes. La LLC ne le permet pas en standard, mais avec le statut fiscal de S-corp, c’est possible.
- avoir un impact significatif sur l’économie locale, c’est-à-dire générer de l’emploi. On lit beaucoup de choses à ce sujet. Je pense que 3 employés plein temps est un minimum. De plus, le niveau de salaire est aussi regardé parfois, essayez de ne pas les payer au minimum légal.
Tant que l’affaire reste dans ces critères de rentabilité et d’impact sur l’économie locale et satisfait toujours aux conditions d’obtention initiales, le visa E2 peut être renouvelé un nombre de fois non limité.
Dans la mesure où ces critères sont respectés, l’avocat procède à la demande de renouvellement sur la base de la documentation comptable existante (Tax return, Profit & Loss, Balance sheet, employee payroll…), un nouveau business plan n’est pas indispensable. Si l’on est à la limite sur certains critères, un business plan bien élaboré peut aider.
Ma vue personnelle du visa E2 investisseur
Le visa E2 est un sujet que je connais bien pour plusieurs raisons :
- C’est grâce à un visa E2 que j’ai pu m’installer, avec ma famille aux États-Unis (plus précisément dans mon cas un visa E1, comme le E2 mais pour les activités d’import export)
- J’écris des business plans pour des cabinets d’avocat depuis 2011 et j’ai personnellement accompagné de nombreux dossiers, qui ont tous été accordés, pour des clients de France, du Québec, de Suisse, de Belgique…
- J’ai vendu des entreprises de Floride à des clients francophones en tant que business broker, pendant 12 ans, affilié à Business Brokers of Florida et certifié « Certified Business Intermediary » par l’IBBA. Je présélectionnais celles-ci sur des critères rigoureux (profitabilité, caractéristiques du lease, présence de documentation comptable correcte..) afin qu’elles soient porteuses du visa E2.
Je vois le visa E2 comme le ticket d’entrée aux USA. Si le projet tient la route, que vous êtes un professionnel, que vous investissez des fonds, l’octroi de ce visa ne pose en général pas de problème.
Mais le visa E2 n’est pas une fin en soi, ce n’est pas le Graal, c’est en fait le début de votre aventure. Dès l’obtention de celui-ci, il faut se positionner dans l’optique d’obtenir son renouvellement ou de trouver une voie d’obtention de la carte verte.
Je trouve que le principe même du visa E2 est pragmatique : vous apportez à l’économie américaine, vous contribuez à la santé économique du pays : vous êtes les bienvenus.
Comme beaucoup de détenteurs de visa E2, j’aimerais que ce type de visa débouche sur une solution plus durable, car il est vrai que l’épée de Damoclès du renouvellement est difficile à supporter par moment.
Le visa investisseur dans la politique d’immigration actuelle
Il y a eu, ces dernières années, pas mal de remous autour du sujet de l’immigration aux USA, sans qu’aucune réforme d’ampleur n’aboutisse. Le cas le plus emblématique reste celui du Gang of Eight, un groupe bipartite (4 démocrates et 4 républicains) qui avait porté un projet de loi en 2013. Le président Obama l’avait approuvé, mais le Congrès ne l’a jamais adopté. Le texte concernait avant tout les personnes en situation illégale aux États-Unis. Le sujet des visas E2 n’y était même pas abordé.
Si un projet aussi consensuel, porté à parts égales par les deux camps, n’a pas réussi à passer, il est permis de douter qu’une réforme touchant spécifiquement le E2 voie le jour un jour prochain.
Il existe plusieurs groupes de détenteurs de visa E2 qui font du lobbying pour essayer de faire bouger les choses. Leurs principales demandes, encore aujourd’hui, sont :
- Faire en sorte que le visa E2 débouche un jour sur la carte verte, après deux renouvellements accordés par exemple,
- Faciliter les choses pour les enfants des titulaires en reportant l’âge auquel ils doivent obtenir un statut par eux-mêmes à 26 ans par exemple.
Le membre du Congrès américain David Jolly, républicain, avait porté en 2015 un premier projet de loi pour permettre à un détenteur du E2 présent depuis au moins 10 ans, ayant créé au moins deux emplois à temps plein, de basculer vers un statut de résident permanent (jusqu’à 10 000 cartes vertes par an), avec un maintien du statut des enfants jusqu’à 26 ans. Le même texte, sous le nom d’E-2 Visa Improvement Act, a été redéposé à l’identique en 2017 (H.R. 3265) puis en 2019 (H.R. 2124). Aucune de ces trois versions n’a été mise au vote. Le débat ressurgit régulièrement au Congrès sous d’autres formes, notamment des propositions de visa investisseur premium, mais rien n’a été voté qui change la nature du E2.
Le président Trump a eu, pendant son premier mandat (2017-2021), une vision très restrictive sur l’immigration. Cela ne s’est pas concrétisé par des lois, mais par le rajout de formulaires, de formalités pour ralentir les processus, voire décourager les candidats et la réduction en 2019 de la durée des visas E2 pour les Français à 25 mois. L’impact de la COVID en 2020 et 2021 a ensuite été très important, car de nombreuses ambassades ont été fermées et les délais ont continué à s’allonger pour les octrois de visa, E2 entre autres.
Le président Biden avait indiqué vouloir réduire les délais. Les équipes consulaires ont été renforcées, avec un effet limité.
La durée du E2 pour les Français, elle, est remontée à 48 mois le 16 novembre 2023, sans revenir aux 60 mois d’avant 2019 (cf plus haut).
Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, le président Trump a repris une ligne restrictive sur l’immigration dans son ensemble. Plusieurs textes visant le H-1B et d’autres visas d’emploi sont en discussion au Congrès. À ce jour, aucun de ces projets ne cible directement le E2.
Côté ambassade de Paris, le changement d’ambassadeur, Charles Kushner est en poste depuis mai 2025, n’a pas eu d’impact visible sur l’octroi des visas E2. Les retours que nous recevons de nos clients restent bons.
Notre livre sur le visa investisseur E2
En octobre 2021, nous avons publié, aux éditions Librinova, un livre consacré à l’expatriation aux États-Unis grâce aux visas d’entrepreneurs. Ce livre comporte une section entière sur le visa E2, 12 chapitres !
Ce livre est basé sur nos 12 années d’expériences à accompagner des demandeurs de visa qui créent ou rachètent des entreprises aux USA.
Il est disponible en librairie, à la FNAC, sur Amazon, en format papier et liseuse.
Si vous ne deviez faire qu’un investissement pour votre projet… cela devrait être celui-là !
Visa Investisseur : Notre vidéo
Cet article a été rédigé par Sylvain Perret, fondateur d’Objectif USA.
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